Les agences qui continuent à vendre de l’aérien sont aujourd’hui confrontées à la NDC. En France, les professionnels sont nombreux à s’en plaindre. Pourtant, une autre technologie se profile et devrait être utilisée par de nombreux acteurs du monde du voyage. Il s’agit de la blockchain. Ce n’est pas de la science-fiction, mais une réalité à prendre en compte par les professionnels du tourisme.

La NDC : un programme informatique proposé par IATA

IATA a lancé, il y a plusieurs mois, le programme NDC (New Distribution Capability). NDC n’est qu’une norme informatique qui permet aux compagnies aériennes de commercialiser leur offre à tout tiers, intermédiaire, fournisseur informatique ou membre non-IATA. Pour les agences spécialisées dans la billetterie aérienne, c’est une petite révolution pas toujours appréciée.

La blockchain … c’est quoi ?

« La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle ». La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique « bitcoin ».

Elle aurait été développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. La blockchain en est l’architecture sous-jacente. Aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements …) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour d’autres usages que la monnaie numérique.

La blockchain risque d’être une vraie révolution pour le tourisme

Le patron du groupe TUI, Fritz Joussen, est très enthousiaste à l’idée d’utiliser cette technologie et de sa capacité à transformer l’industrie du Voyage.

Le groupe allemand aurait déjà déplacé ses ressources hôtelières sur une blockchain «interne». Cette technologie permet au groupe TUI de pouvoir commercialiser ses inventaires d’un marché à l’autre. Mais il ne concerne pour le moment que la partie hôtelière.

Mais demain, le groupe va pouvoir commercialiser ses chambres auprès de professionnels et surtout de particuliers … de façon totalement automatisée et sécurisée. Par ailleurs, cette technologie nécessite peu de ressources humaines. Pour le TO, des économies en perspective, mais surtout une possibilité supplémentaire de se passer des intermédiaires.

Lufthansa ou Air New Zealand explorent les services pouvant être gérés par la blockchain

Le groupe Lufthansa a récemment annoncé des partenariats avec Winding Tree. Il s’agit d’une société suisse qui aide les entreprises à introduire et exploiter cette technologie. Le groupe allemand est intéressé par la blockchain à plusieurs niveaux comme les réservations, les modifications de réservation et bien d’autres services…. Air New Zealand vient d’annoncer qu’elle utiliserait la même entreprise pour exploiter le potentiel de la blockchain.

Air New Zealand va utiliser pleinement cette technologie

Avi Golan, directeur des services numériques d’Air New Zealand, a déclaré dans un communiqué que la compagnie envisageait un certain nombre d’utilisations potentielles de la blockchain comme le suivi du fret et des bagages, la distribution et les programmes de fidélisation.

Avi Galan a ajouté : « En rendant le processus de vente moins complexe, les clients d’Air New Zealand pourront bénéficier de coûts de transaction réduits, tandis que la compagnie aérienne pourra profiter du partage rapide et sécurisé de l’information ».

La compagnie aérienne Néo-zélandaise se veut être à la pointe de la technologie

Air New Zealand a déclaré avoir travaillé avec divers partenaires technologiques pour introduire des innovations dans l’entreprise. On peut citer le « chatbot Oscar », soutenu par l’intelligence artificielle, qui aide les clients avec des requêtes en ligne et à travers l’application mobile d’Air New Zealand. La compagnie aérienne a également expérimenté le robot Chip, qui aide les clients lors du check-in à l’aéroport de Sydney depuis le début de cette année.

Il faut savoir que presque toutes les sociétés mondiales ont des équipes qui travaillent sur les applications de la blockchain. Le monde du voyage ne sera pas épargné par cette technologie.

 

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