Air Europa veut récupérer son argent…

Chaque jour, les médias du monde entier consacrent une vaste couverture à mettre en lumière toutes les énormes difficultés rencontrées par le peuple vénézuélien. Les Etats-Unis et plusieurs pays européens réclament soit une nouvelle élection présidentielle, soit le départ de Nicolás Maduro. Le secteur aérien est touché depuis plusieurs années.

La plupart des compagnies aériennes ont déserté Caracas

Depuis 2003, les compagnies aériennes internationales opérant dans le pays vénézuélien sont obligées de vendre les billets en bolivars. Pour rapatrier les revenus dans leur pays d’origine, ils doivent demander au gouvernement l’autorisation de les convertir en euros ou en dollars.

Cependant, l’exécutif du Venezuela n’a pas exécuté ces obligations depuis 2013. Depuis, Air Canada, Tiara Air, Alitalia, Gol, Lufthansa, Latam Airlines, Aero México, United Airlines, Avianca, Delta Airlines, Aerolíneas Argentinas et d’autres compagnies aériennes ont quitté le Venezuela. Air France est une des rares compagnies avec Europa à continuer à desservir la capitale du Venezuela.

Air Europa insiste pour le payement d’arriérés

Juan José Hidalgo, président du groupe touristique Globalia (Air Europa, BeLive Hotels), affirme que le gouvernement vénézuélien lui doit 200 millions de dollars, soit environ 176 millions d’euros.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision espagnole 24 Horas, l’homme d’affaires espagnol a expliqué qu’il avait déjà réclamé le versement de cette somme : « Ils me doivent 200 millions de dollars et tout ce que je veux, c’est qu’ils me remboursent »

Air Europa souhaite continuer à desservir le pays mais …

Juan José Hidalgo a précisé qu’en cas de conflit, la société est prête à partir, bien qu’il insiste sur le fait que son intention est de continuer au Venezuela. Il insiste notamment sur le fait qu’il ne veut pas abandonner la ligne Madrid-Caracas desservie quotidiennement par sa compagnie aérienne Air Europa : « Nous n’allons pas abandonner une opération importante pour la compagnie ».

Une pression politique intense actuellement

On en saura plus dans les prochains jours. Juan Guaido, le président du Parlement vénézuélien, s’est autoproclamé « président par intérim », seuls 23 États, menés par les États-Unis, lui ont reconnu ce titre ainsi que plusieurs pays européens.

Onze des douze membres du Club de Lima (Canada, Brésil, Argentine, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Panama, Paraguay, Pérou) ont rapidement suivi Washington.

 

 

 

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